les lycéens préparent un potager comme en 14-18

Du rutabaga, des panais, des choux, des navets... Ces légumes, un peu désuets pour certains aujourd’hui, étaient bien connus des soldats de la Grande guerre. Le lycée horticole et forestier de Mesnières-en-Bray se prépare à leur redonner vie dans un potager pas comme les autres. Un potager comme en 14 - 18...

"L’objectif de ce jardin est de mettre en scène une douzaine de légumes qui ont fait partie de la vie quotidienne des poilus et des civils pendant la Première Guerre mondiale ", explique Danièle Capot, la présidente du Souvenir français de Neufchâtel-en-Bray qui accompagne les élèves dans ce projet.

Des visites en juin

"L’initiative a obtenu un soutien de taille, celui de la Mission Centenaire, l’organisme qui, depuis quatre ans, accompagne et distingue les idées les plus innovantes dans le cadre des commémorations du centenaire du premier conflit mondial. Cette labellisation permet aux projets de figurer dans l’agenda officiel, d’utiliser le logo de la Mission Centenaire et... de toucher une petite subvention", poursuit Danièle Capot.

L’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre (ONACVG), un établissement public sous tutelle du ministère des Armées, a également accordé son soutien au projet brayon. Les élèves des classes de 1re Bac pro et 3e Nature ont commencé à préparer ce potager d’un autre temps et espèrent obtenir une bonne récolte à l’automne prochain.

Le jardin 14-18 sera ouvert au public à partir du mois de juin et pendant toute la saison touristique. Les élèves, en plus de l’aménagement du jardin, réalisent des panneaux d’information sur les légumes avec des références historiques liées à la Première Guerre mondiale.

Parallèlement, une exposition sera présentée concernant l’histoire du château durant la guerre. Le bâtiment a, en effet, abrité un hôpital militaire : l’hôpital auxiliaire 202.

En août 1914, le supérieur de l’institution Saint-Joseph mettait à la disposition du Service sanitaire de l’armée les deux dortoirs du premier étage, soit 100 lits avec l’infirmerie et la pharmacie du château.» Le comité des Dames françaises de Neufchâtel a soigné dans le château, en plus des soldats français, des soldats étrangers, des habitants des environs et des réfugiés du Nord et des Belges, soit 4 925 personnes. Seuls deux décès ont été enregistrés pendant la durée de la guerre. L’histoire étant un éternel recommencement, le château a aussi été réquisitionné en temps qu’hôpital militaire pendant la Seconde Guerre mondiale, accueillant des troupes françaises, allemandes, puis canadiennes, anglaises et américaines.

Source et photo Paris Normandie du 9 mars 2018

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