Le répartiteur d’Autrecourt ne bloquera plus les poissons sur la Béthune

Les travaux menés sur la Béthune, à Mesnières-en-Bray, par le syndicatde bassin versant, devraient faciliter la migration des saumons atlantique ou encore des lamproies.

Les pelles mécaniques sont en action sur les bords de la Béthune. Au hameau d’Autrecourt, à Mesnières-en-Bray, le syndicat de bassin versant de l’Arques mène depuis quelques semaines un vaste chantier sur un ouvrage appartenant au château et qui permet de répartir le débit de la rivière d’une part vers le bras naturel et d’autre part vers l’ancien moulin, par le biais d’un canal.

Ce moulin, situé à 1 400 m, n’a plus d’activité hydroélectrique depuis plusieurs décennies. « Le vannage du répartiteur pose des contraintes dans la gestion des crues, car il est isolé au milieu des prairies et difficilement accessible », souligne Éric Battement, le président du syndicat mixte du bassin versant de l’Arques.

En outre, les vannes ne sont plus opérationnelles et leur portique est régulièrement obstrué par des débris flottants amenés en grande quantité par les crues. La chute à franchir pour les sédiments et les poissons est de l’ordre de 1,15 m à 1,45 m.

Un chantierà 200 000 €

Autant dire que la migration de ces derniers est sérieusement entravée par cet ouvrage. « C’est un point de blocage sur la Béthune pour la remontée des saumons atlantiques et des lamproies », note Anthony Mansouri, technicien rivière de la Béthune. L’objectif affiché par le syndicat de bassin versant, au travers ce chantier colossal, est de rétablir la continuité écologique de la rivière à cet endroit précis, comme l’impose la réglementation.

« Il y a l’obligation réglementaire de la directive-cadre européenne sur l’eau qu’il faut respecter, rappelle Dany Minel, le maire de Mesnières-en-Bray et vice-président du syndicat de bassin versant. Ce chantier va aussi garantir un meilleur écoulement de la rivière, notamment en période de crues, il figera aussi la répartition des débits entre le canal et le bras naturel. »

Sur le plan technique, l’ouvrage a été arasé à l’exception des parois en rive droite qui ont été conservées dans le but d’épauler la rampe. Puis un dispositif de franchissement, concrètement une rampe avec des enrochements, a été façonné de sorte que les poissons et les sédiments puissent circuler, y compris en période d’étiage, c’est-à-dire lorsque le niveau de l’eau est au plus bas.

Le montant des travaux s’élève à 200 000 €, financés à 60 % par l’Agence de l’eau, 20 % par le Département de la Seine-Maritime et 20 % par le propriétaire de l’ouvrage, autrement dit l’association des propriétaires du château de Mesnières.

Entamé en octobre, le chantier sera achevé avant Noël.

Source et photo Paris Normandie du 13 décembre 2016

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